Au sein de la calymma d'un Collodaire colonial, le regard ne trouve nulle limite nette : dans toutes les directions flottent des zooxanthelles dorées, sphères de dix à quinze micromètres suspendues dans l'ectoplasme viscoélastique comme des lanternes d'ambre dans un air parfaitement immobile, chacune portant en son centre un noyau en croissant — arc ochre-brun, dense et légèrement granuleux — distinctement lisible à cette proximité. Le milieu lui-même n'est ni liquide ni solide, mais un gel de glycoprotéines d'une translucidité absolue, parcouru d'une fine dentelle de filaments à peine résolus que seule la lumière rasante révèle, et ponctué de vacuoles lipidiques sphériques de trente à quarante micromètres dont la paroi courbe la lumière ambiante en une caustique annulaire dorée sur tout ce qui flotte derrière elles. La lumière descend de quelque part au-dessus — direction devinée plutôt que vue —, filtrée par des couches successives de cellules symbiotiques et de vacuoles jusqu'à se transformer en une luminescence ambrée diffuse qui semble émaner du milieu lui-même plutôt que de le traverser. Plus loin, les zooxanthelles se multiplient en une brume chaude qui absorbe la profondeur comme du velours absorbe la lumière, tandis que la silhouette de la capsule centrale se devine à peine au loin — membrane organique incurvée, sombre, scellant l'endoplasme comme la paroi d'un monde clos illuminé par une braise enfouie dans du miel.
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