Engloutissement phagocytaire du macrophage
Cellules eucaryotes (tissus)

Engloutissement phagocytaire du macrophage

Vous vous trouvez à l'extrême pointe d'un pseudopode de macrophage en plein acte d'engloutissement, porté par le voile cytoplasmique translucide qui s'incurve en avant comme une vague figée dans son élan — à quelques micromètres à peine, une bactérie en forme de bâtonnet se dresse telle un monolithe sombre, déjà encerclée par les deux bras membranaires qui se referment sur elle avec la lenteur inexorable d'une étreinte. Le matériau qui vous entoure est le lamellipode, une structure enrichie en filaments d'actine polymérisée dont le réseau serré confère à ce voile sa rigidité étrange, ni liquide ni solide, oscillant entre le gel et la membrane vivante sous la tension d'une dynamique de treadmilling incessante. Derrière vous, dans l'épaisseur croissante du cytoplasme, les granules lysosomiaux attendent — des compartiments acides chargés d'hydrolases capables de digérer la paroi bactérienne dès que la membrane phagosomale se sera refermée, fusionnant avec eux pour former le phagolysosome. Tout ici est rendu en nuances de gris DIC, chaque structure révélée non par la couleur mais par son indice de réfraction, chaque bord dessiné d'un halo lumineux qui trahit la densité optique de la matière vivante traversée par la lumière transmise.

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